Reseña del libro "Les métamorphoses"
Avant la mer, avant les terres, avant le ciel, une masse sans forme. Douze mille vers plus loin, un homme tombe sous des poignards dans une salle de Rome et monte au ciel en ?toile. Entre les deux, deux cent cinquante corps changent de forme, et le fil ne casse jamais. Pha?thon qui perd le char du soleil, Icare, Narcisse pench? sur son reflet, Pygmalion et sa statue, le roi dont la main fait de l'or, les deux vieillards qui ouvrent leur porte ? des dieux: presque tout ce que l'Occident raconte depuis vingt si?cles a ?t? pris ici. Le reste se prend moins souvent, et Ovide l'annonce lui-m?me. Au milieu du livre, avant de chanter une fille qui d?sire son p?re, le chanteur s'interrompt: Je vais chanter des choses affreuses. ?cartez-vous d'ici, filles; ?cartez-vous, p?res. L'avertissement vaut pour l'ensemble. Ces quinze chapitres contiennent des viols - Daphn?, Io, Callisto, Proserpine -, une langue tranch?e ? la pince, un enfant servi ? son p?re. Ovide ne les exp?die pas et ne les d?core pas: il tient du c?t? de celle qui subit. Rien n'a ?t? adouci. C'est peut-?tre ce qu'il fait de plus rare. L? o? une m?tamorphose tiendrait en deux lignes, il s'arr?te et il regarde: l'?corce qui monte le long d'un ventre, les cinq doigts qui se rejoignent en un seul sabot, une femme qui essaie encore de parler et qui n'entend sortir qu'un mugissement. Traduction fran?aise int?grale et in?dite. Aucun passage abr?g?, aucune note, aucun lexique.